19 mai 2024

Interview : Leeanne M. Krecic, auteure de LET’S PLAY

Aujourd’hui nous sommes le 16 février et le très attendu tome 2 de LET’S PLAY sort enfin en librairie ! Et pour l’occasion, nous vous proposons de redécouvrir une interview exclusive de Leeanne M. Krecic, l’auteure de ce fabuleux webtoon, tenue par Caroline Segarra et Flavien Appavou lors du #KuroLive de Nice de 2022. Au programme : révélations, secrets de créations et petits teasing pour les prochaines saisons ! Vous avez hâte d’en savoir plus ? Suivez le guide !

© by M. KRECIC Leeanne – Mongie / Naver

Caroline Segarra : La première question, tout simplement est sur l’origine de cette histoire parce que je la trouve particulièrement originale et très moderne. Comment est venue l’idée de ce scénario qui mêle aussi bien un aspect extrêmement original et cet aspect moderne avec tous les loisirs que l’on connaît : le jeu vidéo, le monde des youtubeurs et des streamers.

Leeanne M. Krecic : Je suis arrivée à cette idée en regardant la vidéo d’un youtubeur qui jouait à un jeu fanmade et le jeu fanmade était probablement le premier jeu créé par la personne et malheureusement, il n’était pas très bien fait. Le youtubeur a fini par ragequit le jeu et était très énervé. Il a passé un long moment de la vidéo à critiquer le jeu. Après avoir vu la vidéo, je me suis demandée « qu’est-ce qui se passerait si ce youtubeur rencontrait le créateur du jeu et quelles auraient été leurs interactions ? » J’ai donc ajouté de la romance et c’est comme ça que Let’s Play est apparu.

Caroline Segarra : Merci. Effectivement, c’est le point de départ que l’on retrouve aujourd’hui dans Let’s Play. On rappelle que l’héroïne, qui a de l’anxiété, va faire un jeu vidéo qui s’appelle Ruminate et effectivement Marshall Law va tester le jeu, il va lui mettre une sale note et sa grande communauté de plusieurs milliers, millions de followers va également mettre une mauvaise note, ce qui va complétement détruire émotionnellement notre héroïne. Let’s Play, c’est une histoire qui a aujourd’hui plusieurs saisons, 3 saisons actuellement. Je fais partie des gens qui l’ont découvert en anglais sur Webtoon (l’application) avec les premiers épisodes. J’ai donc beaucoup d’émotion aujourd’hui de pouvoir faire cette interview. Je voulais savoir si au tout début de l’histoire, il y avait déjà l’idée de raconter autant de choses, est-ce qu’il y avait déjà une construction de faite dans votre tête ou est-ce que ça évolue au fil du temps (en rajoutant des infos et après ça évolue plus loin) ?

Leeanne M. Krecic : Je suis habituée à lire des mangas très long comme Naruto donc depuis le début, je savais dès le départ que j’allais faire plusieurs saisons. Je voulais travailler dessus pendant 8 ans et pouvoir enrichir tous les personnages. Malheureusement, certaines choses se sont passées et je n’ai pas été capable de me concentrer sur tous ces personnages autant que je l’aurai voulu mais j’espère que je pourrai développer ces personnages dans le futur et que l’histoire sera longue.

Caroline Segarra : Est-ce que vous avez une idée du nombre de saisons que vous souhaitez construire pour développer votre histoire jusqu’au bout ?

Leeanne M. Krecic : Sûrement 5 ou 6, en continuité avec la série.

© by M. KRECIC Leeanne – Mongie / Naver

Caroline Segarra : Merci pour ces révélations. Par rapport aux personnages, il y a une relation, une romance un peu naissante au début de l’histoire entre Sam et entre Marshall. Et en 3 saisons, il y a eu un grand développement autour de ces personnages, tout comme des personnages secondaires. Est-ce que c’était pensé dès le début qu’entre Sam et Marshall, il se passe autant de choses ou est-ce que ça vous est venu comme ça ?

Leeanne M. Krecic : Ce n’était pas une façon de leurrer l’audience mais je préfère faire les choses doucement et laisser des petits indices par-ci par-là sur ce qui pouvait se développer plus tard.

Caroline Segarra : C’est presque un teasing sur ce qui va arriver encore après !

Leeanne M. Krecic : Je voulais Let’s Play caricaturale et que le côté « le garçon d’à côté » soit très exagéré.

Caroline Segarra : Merci pour cette information que je garde en tête tout en prenant plaisir à découvrir les prochaines saisons. Dans l’histoire de Let’s Play, on suit Sam, une héroïne qui, comme Soleil (l’influenceuse) nous en a parlé tout à l’heure, a beaucoup d’anxiété. C’est un personnage qui a du mal à s’exprimer, qui a beaucoup de timidité et dans Let’s Play, elle est le fil rouge de l’histoire. C’est à travers elle et son développement que l’on va pouvoir avancer et je voulais du coup demander : quels sont les murs que vous vouliez voir Sam briser ?

Leeanne M. Krecic : Le plus gros développement pour Sam serait le fait qu’elle s’affirme pour elle-même. Car elle n’a aucun problème à défendre ses amis et son entourage mais pour elle-même, c’est plus compliqué. Donc j’espère qu’au fur et à mesure de l’histoire, elle saura se donner le même amour que celui qu’elle donne à ses amis et à sa famille.

© by M. KRECIC Leeanne – Mongie / Naver

Caroline Segarra : Ces émotions que vit Sam, elles sont matérialisées dans le webtoon ainsi que dans la version papier par des formes humanoïdes qui incarnent les émotions que ça soit pour Sam mais aussi pour tous les autres protagonistes. Il va donc y avoir de l’anxiété, des traumatismes, de la jalousie… beaucoup d’émotions sont matérialisées dans cette œuvre. Pourquoi avoir choisi de représenter les émotions de cette manière ?

Leeanne M. Krecic : Parce que j’ai l’impression que mes combats émotionnels ne sont pas qui je suis mais quelque chose que j’ai à affronter. Si quelqu’un se bat contre l’anxiété, il doit l’affronter et cette anxiété ne fait pas partie de lui. C’est un combat.

Caroline Segarra : Est-ce qu’il y a une des émotions ou un des traumatismes qui est plus proche de vous ? Peut-être celui de Sam, étant l’héroïne ? Contre quelle émotion incarnée dans Let’s Play devez-vous faire face au quotidien ?

Leeanne M. Krecic : Quand j’étais plus jeune, j’ai eu beaucoup de problèmes avec l’anxiété, différent de Sam parce que c’était une anxiété très physique. Mais les personnages de Let’s Play : Sam, Monica et Marshall, sont mes émotions. Sam serait une manifestation de mon anxiété et Angela serait une manifestation de ma colère. Ça serait un exemple de comment je fais face aux différents obstacles de la vie et à mes émotions.

Caroline Segarra : Merci beaucoup, d’avoir matérialisé ça de cette manière-là parce que je pense qu’en terme de sensibilités, ça a dû permettre à beaucoup de lecteurs d’avoir un point d’accroche pour pouvoir représenter leurs propres angoisses. C’est aussi une manière d’aller de l’avant quand on voit ce que les personnages arrivent à combattre.

Leeanne M. Krecic : Oui, beaucoup de personnes m’ont dit qu’il aurait aimé avoir Let’s Play quand ils étaient jeunes et que ça les aurait aidés à comprendre comment traverser les épreuves de la vie. Donc j’espère que cette histoire pourra aider certaines personnes avec les problèmes qu’ils pourront rencontrer.

© by M. KRECIC Leeanne – Mongie / Naver

Caroline Segarra : J’en suis convaincue ! Il y a une autre thématique que je trouve très importante dans cette histoire, car nous avons une héroïne qui est un personnage féminin et qui a beaucoup de responsabilités. C’est aussi un des aspects qui m’a beaucoup plu parce que Sam est un personnage féminin dans une société et un milieu très masculin car elle travaille dans le milieu du jeu vidéo. Mais elle est là, elle est présente, elle lutte contre la misogynie, elle lutte contre sa propre anxiété et je trouvais ça très intéressant qu’il y ait Sam, mais aussi Monica qui est youtubeuse et qui va elle aussi s’en prendre plein la figure. Je voulais savoir si pour vous, c’était important de montrer la position de ces femmes ?

Leeanne M. Krecic : Oui, absolument, parce que j’ai moi-même travaillé en tant que cheffe des technologies d’information dans une entreprise. Et en postulant pour ce genre de travail, j’ai eu l’occasion d’entendre qu’ils n’y avaient même pas de toilettes pour femmes dans ce genre d’entreprises. C’est un milieu qui est très misogyne et très masculin. C’est mieux maintenant mais quand j’étais sur le terrain, c’était très compliqué. J’ai donc créé des personnages auxquels je m’identifie. Sam, traversant ce milieu masculin, fait partie de cette identification.

Caroline Segarra : Et ça se sent qu’il s’agit de choses réelles, ces histoires sont racontées de manière extrêmement concrètes et je pense que c’est ça qui arrive à faire en sorte que ça touche le cœur de tous les lecteurs.

Leeanne M. Krecic : Je suis heureuse de l’entendre.

Caroline Segarra : Dans Let’s Play, il y a aussi un très gros travail d’analyse sur l’évolution des différentes émotions dont on parlait. Pour les autres émotions qui ne vous concernent pas directement, avez-vous fait des recherches ou avez-vous utilisé celles de votre entourage ?

Leeanne M. Krecic : J’ai beaucoup utilisé mes propres émotions comme inspiration mais aussi un peu celles de ma famille. Mais j’ai consulté un thérapeute afin de savoir comment ajouter des conseils bienveillants et sains dans mon histoire. Parce que je préfère aider les lecteurs que leur faire du mal, j’ai consulté des experts pour être sûre de ne pas faire de mal.

© by M. KRECIC Leeanne – Mongie / Naver

Flavien Appavou : Vous cassez beaucoup le quatrième mur, c’est assez récurant chez vous, est-ce que c’est une parade pour vous laisser parler dans Let’s Play ?

Leeanne M. Krecic : Oui et non, de temps en temps pour taquiner. Mais personnellement, j’adore quand le quatrième mur est brisé dans les comédies, c’est pour ça que je le fais beaucoup.

Flavien Appavou : Une question plus technique, pourquoi utilisez-vous des fonds 3D et des photos dans vos cases ?

Leeanne M. Krecic : J’utilise des fonds 3D et des photos car je dois faire 50 panels par semaine, ce qui est beaucoup. J’aime beaucoup dessiner les fonds et des paysages mais je n’ai pas le temps de le faire en une semaine car il y a beaucoup de détails. C’est un mal pour un bien.

Flavien Appavou : Quel est votre rythme pour faire 50 panels par semaine ?

Leeanne M. Krecic : Généralement, pour une journée typique, je me lève à 13h, je bois mon café est après je commence à travailler et ensuite je m’arrête à 4h du matin.

Caroline Segarra : Waw, mais est-ce que vous mangez ? Est-ce que vous avez le temps de manger ?

Leeanne M. Krecic : Je fais quelques pauses mais généralement je passe beaucoup de temps assise à mon bureau à travailler.

Caroline Segarra : C’est un rythme assez spécial avec beaucoup de travail de nuit.

Leeanne M. Krecic : Oui, je suis plus inspirée et créative la nuit. La plupart des auteurs et autrices que j’ai pu rencontrer ont ce rythme et doivent prendre des suppléments de vitamine D.

Caroline Segarra : C’est vrai qu’il y a beaucoup de créateurs qui se développent mieux au niveau de leur travail le soir.

Leeanne M. Krecic : Oui c’est vrai, et c’est exactement ma façon de travailler. Depuis que je suis petite, je ne me suis jamais sentie fatiguée avant 3h du matin. Donc ça a toujours été mon emploi du temps.

Caroline Segarra : Je fais exactement pareil en ce moment ! Il me semble qu’il y a eu une édition de votre webtoon en format papier aux États-Unis aussi.

Flavien Appavou : Oui, Kotoon a récupéré la mise en page du format américain.

Caroline Segarra : Comment a été faite la mise en page alors ? Est-ce que c’est vous qui vous en êtes chargée ?

Flavien Appavou : Comment vous vous êtes sentie quand vous avez appris que votre webtoon allait être adapté en format papier ?

Leeanne M. Krecic : Je ne comprenais pas pourquoi les gens achèteraient une histoire webtoon qu’ils pourraient lire gratuitement. Mais j’étais surprise de découvrir que beaucoup de gens adoreraient lire mon histoire mais qu’ils ne supportaient pas de lire sur des écrans. En sortant la version papier, cette histoire devient accessible aux gens qui n’aiment pas lire sur des écrans.

Flavien Appavou : Quel a été le processus ? Est-ce que c’était compliqué de passer du webtoon à l’imprimé ?

Leeann M. Krecic : Non ce n’était pas compliqué, ça a pris beaucoup de temps pour l’adapter mais ce n’était pas compliqué. Ça demandait de la ténacité et du temps.

Caroline Segarra : Les panels dans les webtoons sont des grandes pages que l’on scroll. Est-ce qu’il y a des grandes images et des grandes actions qui se déroulent qui sont très difficiles à adapter ? Est-ce qu’il y a eu des difficultés particulières sur une scène ? 

Leeanne M. Krecic : Quelques panels ont été reformatés. Beaucoup de panels de la saison 3 étaient des panels larges et ont dû être reformatés. Pour le livre, certains des panels ont été raccourcis et reformatés.

Caroline Segarra : Il y a donc quelques difficultés quand on passe au format papier mais c’est entièrement normal. C’est une question très difficile pour les créateurs mais avez-vous un personnage qui est votre chouchou ou pas ?

Leeanne M. Krecic : Mon préféré est le père de Sam parce que je sais qu’il a des problèmes et il représente parfaitement le personnage de shonen qui a grandi, s’est marié et a eu des enfants. Il a des espèces de pouvoirs ridicules, il est hilarant, ses expressions sont très amusantes à dessiner donc je pense qu’il est très drôle. Je ne dirais probablement pas la même chose si c’était mon propre père, il serait très agaçant.

Caroline Segarra : C’est une réponse étonnante que ça soit le père de Sam, c’est vrai que c’est un personnage très particulier.

Leeanne M. Krecic : Je n’ai pas besoin de le rendre séduisant, la romance n’est pas une option pour lui.

Flavien Appavou : N’est-ce pas Bowser votre personnage préféré à dessiner ?

Leeanne M. Krecic : Oui, il est au sommet évidemment. Je voudrais le dessiner bien plus. Il a aussi beaucoup d’expressions amusantes et j’adore sa personnalité. J’adore ses différentes réactions quand il est avec Charles ou avec Marshall. Il est un peu comme un garde du corps !

© by M. KRECIC Leeanne – Mongie / Naver

Caroline Segarra :  Moi mon préféré, c’est Charles, je suis très fan de lui parce que c’est un personnage que je pensais connaître au tout début de l’histoire et comprendre et il s’est révélé totalement différent. Il me surprend de saison en saison et il me fait aussi de la peine, j’ai mal au cœur quand je connais son parcours et sa vie. Donc Charles est mon personnage préféré.

Leeanne M. Krecic : Je dis aux gens quand ils sont inquiets à propos de Charles que tous les personnages de Let’s Play s’élèvent et grandissent. Celle qui a le plus grandi pour l’instant, c’est principalement Sam. On voit aussi Marshall grandir mais il le fait doucement et dans l’histoire, Charles aura une opportunité pour grandir et se développer à son tour. Et donc on verra s’il va évoluer ou rester à son niveau actuel.

Flavien Appavou : Est-ce que les jeux vidéo sont aussi importants dans votre vie que dans Let’s Play ?  Quelle place prennent-ils ?

Leeanne M. Krecic : J’ai appris comment lire en utilisant un Commodore 64 dans les années 80.

Flavien Appavou : Moi aussi !

Leeanne M. Krecic : Donc oui, j’ai joué à des jeux avec du texte avec le Commodore 64, ensuite j’ai joué avec Atari et enfin j’ai joué sur Nintendo DS. J’ai ensuite joué sur la Super Nintendo de mon cousin car je n’étais pas autorisée à avoir une « autre Nintendo ». Par la suite, j’ai eu ce qui s’appelle une Genesis aux USA (la Megadrive en France) et ensuite j’ai commencé à jouer sur ordinateur. Maintenant, j’ai une Switch et une Xbox mais je préfère les ordinateurs car je peux créer mon système et faire évoluer la machine.

Caroline Segarra : Elle fait aussi évoluer ses personnages de la même manière, il y a un parallèle extrêmement intéressant entre le jeu vidéo, donc l’univers dans lequel tous les personnages baignent, que ça soit Sam qui travaille dans une boîte qui fait du jeu vidéo, que ce soit sa guilde de copains qui sont dans un jeu vidéo. Et finalement, comme dans un jeu vidéo, ils gagnent tous des points d’expérience. Et comme dans les jeux vidéo, il y a même des petits cœurs au niveau des fins de chapitres clé. Ou bien, est-ce qu’ils ont un sens particulier ?

Leeanne M. Krecic : Tous les cœurs veulent dire des choses différentes en fonction des différents personnages. Ceux de Sam sont liés à son amour-propre, ceux de Charles sont liés à sa capacité à aimer parce que son cœur est gelé depuis très longtemps et ceux de Marshall sont liés à son identité, à qui il est. Pour chaque personnage, les cœurs mesurent des choses importantes très différentes.

© by M. KRECIC Leeanne – Mongie / Naver

Caroline Segarra : Merci pour ces révélations. Avec des mots précis, ça prend du sens. Est-ce que ça vous va si on prend du temps pour que le public pose des questions ?

Leeanne M. Krecic : Bien sûr !

Public : Dans le webtoon, on voit que Sam a beaucoup de rapport aux hommes. Je voulais savoir pourquoi ? Est-ce que c’est pour son développement ? Il y en a quand même 3 qui tournent autour d’elle. Quelle est sa relation avec les hommes en général ?

Caroline Segarra : Oui, elle n’est pas à l’aise avec la gente masculine.

Leeanne M. Krecic : Les hommes s’intéressent à elle car elle a un esprit et un cœur purs. Au niveau de sa relation avec les hommes, Sam ne voit pas la différence avec les genres et ne voit pas les hommes comme ils la voient. Elle est attirée par les gens avec lesquels elle se sent émotionnellement connectée. Donc le genre l’importe peu.

Public : Est-ce que le jeu Ruminate va sortir dans la vraie vie ?

Leeanne M. Krecic : C’est fort possible. Je ne peux pas en dire plus, mais oui, il y a de l’intérêt à créer ce jeu.

Caroline Segarra : C’est incroyable ! C’est sur ce teasing que nous allons conclure mais on aimerait vraiment en savoir plus !

Flavien Appavou : Merci beaucoup pour cette interview, nous espérons que vous avez passé un bon moment.

Leeanne M. Krecic : Merci à vous, je suis contente et honorée d’avoir été votre invitée.

Caroline Segarra : C’est un honneur de vous avoir eu avec nous. Merci beaucoup ! L’histoire de Let’s Play représente beaucoup pour moi et je pense que c’est le cas pour beaucoup de personnes en France.

Un grand merci à Caroline Segarra, Flavien Appavou et l’équipe Kuro !

Retrouvez notre chronique de LET’S PLAY ici .

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